La fuite de Shiguré Soma

Où donc courrait il ? Qu'espérait il fuir en courant comme cela ? En fait, il espérait fuir sa propre folie. En effet, Shiguré Soma, écrivain d'origine japonaise, fasciné par les vampires, en était devenu un, par amour pour l'une de ses créatures.
Pourtant, suite à des complications, il était contraint d'abandonner cet amour, pour se rendre en France, publier son dernier livre, sur les vampires, mais, un problème était survenu lors de son voyage.
En effet, dans le fiacre qui devait l'emmener vers Paris, une petite fille s'était blessée au bras. Soucieux de sa santé, le jeune homme avait voulu l'aider. Malheureusement pour lui, le bras de cette petite fille était en sang.
Aussitôt, Shiguré sentit un grand malaise l'envahir. Quelque part, au fond de lui, une petite voix lui ordonnait de mordre la chair fraîche de cette enfant et de boire son jeune sang, sans y laisser la moindre goutte.
Donc, pour ne pas avoir à céder à la tentation, Shiguré avait sauté du fiacre et s'était enfui en direction de la forêt, courrant à perdre haleine, comme s'il avait le Diable aux trousse, ce qui était vrai, dans un sens, sauf que, dans ce cas là, le Diable était sa folie elle-même.
Courrant toujours à perdre haleine, Shiguré se refusait d'arrêter sa course. Il ne savait que trop bien que s'il s'arrêtait il était un homme mort et il ne voulait surtout pas mourir avant d'avoir revu Christopher.
Christopher Walken....un homme certes mais pour Shiguré, il était bien plus que cela. Il était la personne qui l'avait transformé en vampire par amour....il était la personne dont son c½ur s'était épris et qu'il avait dû quitter.
Pourtant, en cet instant, Shiguré se maudissait. Pourquoi donc l'avait il quitté ? A présent, il était entrain d'errer dans la forêt, sans but, sans direction. Etait il perdu ? Lui-même n'avait pas la réponse à cette question.
Même si ses jambes le faisaient souffrir, il continuait de courir. Même si le souffle lui manquait, il refusait de s'arrêter. Cela faisait deux jours et deux nuits qu'il ne se nourrissait pas, qu'il ne se reposait pas et qu'il courait.
Soudain, la fatigue eut raison de lui et il s'écroula sur le sol, en grognant :
-Allez relève toi ! N'abandonne pas ! Pas maintenant !....
Pourtant, malgré sa motivation, son corps refusait de lui obéir. Il resta donc allongé, essayant de reprendre son souffle. Il roula difficilement et se mit sur le dos, le regard fixé, sur la lune.
Shiguré adressa un sourire à l'astre qui éclairait toute la forêt. Il serra contre son c½ur une photo que lui avait donné Christopher :
-Voici pour vous si jamais votre mémoire vous fait défaut
Cette phrase le fit sourire encore plus. Il se mit même à rire, malgré sa respiration, encore saccadée. Comment pouvait il oublier le visage de la personne qu'il aimait plus que tout, plus que sa vie même ? C'était tout bonnement impossible et impensable....Il ne le pouvait pas.
Soudain, brisant le silence de la nuit, des hurlements se firent entendre et une meute de cinq loups arriva dans la direction de Shiguré. Le jeune homme se mit à grogner encore plus et tenta de se redresser.
Mais, son corps refusait encore et toujours de lui obéir. Il resta donc allongé sur le sol en se demandant :
-Ma fin approcherait elle ?
Il ferma alors les yeux un instant, tandis que la meute de loups continuait à avancer. Puis, il rouvrit les yeux et les regarda, d'un air déterminé. Non ! Il n'allait pas mourir ! Pas de cette manière !
Donc, faisant un effort, qui lui parut surhumain, il se redressa et montra vaillamment les crocs, en espérant dissuader ces animaux, qui avaient l'air affamés :
-Oust ! Je ne fais que passer et ne suis pas votre repas ! De toute manière vous ne me trouverez pas à votre goût alors inutile d'insister !
Cette méthode sembla fonctionner. Après quelques instants de vaines intimidations, les loups reculèrent et se retirèrent, disparaissant ensuite, dans la nuit noire. Shiguré soupira et se rallongea, plongeant son regard dans la nuit, fixant la lune et les étoiles en essayant de reprendre son souffle.
Puis, comme pour se donner du courage, il murmura, en direction de la lune :
-Attendez moi mon aimé. N'ayez crainte et gardez espoir. Je vous reviendrais très bientôt, je vous en fais la promesse.
Ensuite, pour la première fois depuis longtemps, il accorda à ses paupières le droit de se fermer et accorda la victoire au sommeil. Il ferma donc les yeux et, emporté par la fatigue, il s'endormit dans la forêt.
La fuite de Shiguré Soma

# Posté le samedi 15 novembre 2008 06:01

L'attente de Christopher Walken

Accoudé à la fenêtre de la chambre d'ami, l'homme regardait pensivement le ciel, attentif au moindre bruit, au moindre gémissement, au moindre balancement des feuilles sur les arbres.
Il fixait le ciel, comme si la lune avait le pouvoir de répondre à des questions qui hantaient son c½ur et comme si elle avait la capacité de ramener, auprès de lui, la personne que son c½ur désirait.
Malheureusement, la nuit était calme et silencieuse. Le seul bruit présent était les éclats de voix de ses deux s½urs, qui commençaient, légèrement à se disputer. L'homme soupira alors de résignation.
Quelques temps plus tard, quelqu'un frappa à la porte et une voix féminine se fit entendre :
-Christopher ? C'est moi. Puis je entrer ?
Aucune réponse ne se fit entendre et la porte s'ouvrit sans que Christopher ne daigne adresser un regard à son visiteur qui était en fait, une visiteuse. La jeune femme s'avança alors, sans prêter attention au silence de l'homme, qui lui était, à présent, habituel.
Quelques minutes plus tard, elle s'accoudait également à la fenêtre, en annonçant :
-Mina et Helena se disputent. Il faudrait que tu interviennes. Tu es leur frère Chris. Ne reste pas là sans bouger je te prie
L'homme ne répondit pas. Son regard continuait de fixer la lune scintillante. Il la fixait intensément, comme s'il voulait lire à travers elle. Soudain, des hurlements se firent entendre. Il resta attentif, aux aguets.
Il s'agissait de loups. Son visage se fit inquiet. Quelques instants plus tard, cependant, les hurlements se turent et Christopher se détendit. Toujours à ses cotés, la jeune femme souriait. Elle lui demanda :
-Tu penses toujours à lui ?
Aucune réponse ne se fit entendre, une nouvelle fois. Un soupir imperceptible franchit les lèvres de Christopher et il se détacha de la fenêtre pour se diriger vers le lit, comme un automate, comme un pantin désarticulé, dont on tirait les fils.
Sur ce lit, quelques affaires étaient posées. Il entreprit donc de les plier et de les ranger correctement, devant le regard, faussement outré de la jeune femme :
-Chris voyons. C'est aux domestiques de faire cela
Mais Christopher continuait. Il continuait en espérant que cela fasse revenir le propriétaire de ces vêtements délaissés. Une fois que sa tâche fut finit, il s'assit sur le lit, rêveur, pensif.
Même s'il était présent physiquement, son esprit s'était, depuis longtemps, évadé dans le lointain. Où cela ? Vers une personne qu'il attendait désespérément et qui hantait ses jours et ses nuits.
Poussant un soupir résigné, la jeune femme fit un pas en direction de la porte, pour prendre congé. Pourtant, avant de partir, elle annonça :
-Je te rappelle que tu as un invité Chris. D'ailleurs, il ne tardera pas à venir. J'aimerais que tu l'accueille correctement s'il te plait
Pour la première fois depuis bien longtemps, un sourire naquit sur les lèvres sèches de Christopher. La jeune femme se retourna alors et lui rendit son sourire en lui souriant à son tour.
Puis, elle inclina la tête et sortit de la chambre, en refermant soigneusement la porte derrière elle. Christopher retourna donc s'accouder à la fenêtre en soupirant. Il faudrait penser à s'occuper de l'invité qui ne tarderait pas à venir ? Et bien soit. Il s'occuperait dignement de lui, comme un hôte se doit d'accueillir son invité.
Fixant, de nouveau la lune, il se mit à murmurer, dans le vent, d'une voix imperceptible :
-Où êtes vous donc Shiguré ? Revenez moi. Je vous attendrais toute ma vie s'il le faut. Je vous attendrais patiemment jusqu'au jour où nous serons enfin réunit et cela, je l'espère, pour l'éternité alors, je vous en prie ne m'oubliez pas
Puis, Christopher sourit à la lune, sortit de la pièce et alla rejoindre ses s½urs, dans le salon. Les deux jeunes filles étaient entrain de se disputer. Christopher s'interposa donc, les regarda et leur dit, malicieusement :
-Allons mesdemoiselles, cessez cette dispute. Nous avons un invité à accueillir.
Et tout fut mis en place pour accueillir l'invité.
L'attente de Christopher Walken

# Posté le samedi 15 novembre 2008 12:34

Tout près du but

Haletant, Shiguré continua pourtant de courir. Il s'était accordé une pause pendant un instant, mais cela ne lui convenait pas. Il reprit donc sa course, accélérant même l'allure, jusqu'à arriver, essoufflé, au pied d'une colline.
De là, il surmontait tous les alentours. Son regard s'égara un instant, puis ses yeux se fixèrent sur un château. Là, son regard s'alluma de joie. Enfin le château des Walken ! Enfin la demeure de Christopher !
Shiguré sentit des larmes de joie monter à ses yeux. Enfin il y était arrivé ! Ses efforts n'avaient pas été vains et cette seule pensée lui redonnait espoir. Un espoir tellement fragile, qu'il avait eu du mal à conserver.
Et pourtant, le résultat était bien là. La demeure des Walken se trouvait juste à quelques pas de lui. Il était tellement proche du but ! Soudain, il vit un carrosse, avec un emblème inconnu, rouler sur les pavés qui menaient au château.
Intrigué, Shiguré fronça les sourcils. Puis, son c½ur ne fit qu'un bond, lorsqu'il vit un jeune homme, aux cheveux argentés, descendre du carrosse. Il se dirigea donc vers le château et passa les lourdes portes, disparaissant ainsi, dans la demeure, disparaissant, également du champ de vision de Shiguré.
Son sentiment de joie se transforma aussitôt en doute et en questions : Christopher l'aurait il oublié ? L'aurait il remplacé pour un autre homme ? Aurait il oublié la place qu'il prenait, dans son c½ur ?
L'écrivain sentit alors son c½ur se serrer. Au fond de lui-même, il savait que Christopher ne pouvait pas le trahir. C'était impossible ! Et pourtant....pourtant...en cet instant, il en doutait :
-Ainsi donc votre c½ur m'a oublié Christopher ?
Shiguré ragea intérieurement. Il aurait tellement voulu crier sa rage et son désespoir, mais aucun son ne sortit de sa gorge sèche. Il en venait même à se demander, pourquoi il avait enduré tout cela.
Pourquoi avait il refusé de se nourrir et de se reposer ? Pourquoi donc avait il continuer de courir alors qu'il aurait pu s'écrouler de fatigue et se laisser mourir ? Une seule raison lui vint en mémoire : il avait fait tout cela pour Christopher !
Et pourtant, à présent, il n'était plus le seul dans le c½ur de cet homme qu'il chérissait plus que tout :
-Ainsi donc j'ai endurer tout cela pour rien. J'aurais juste une question : m'aimez vous encore ou m'avez-vous, entièrement oublié ?
Pourtant, alors qu'il allait se laisser aller à sa colère, Shiguré vit le jeune homme sortir au bras d'une jeune femme qu'il reconnu aussitôt : Victoria Walken, une des trois s½urs de Christopher.
Les deux jeunes gens avaient l'air de bien s'entendre et Shiguré soupira. Ce jeune homme était il, tant charismatique que cela pour qu'il se trouve, immédiatement accepté parmi les Walken ?
Dire qu'il avait fallu qu'il fasse ses preuves, la première fois qu'il était rentré au château. Combien de fois Christopher lui avait il jeter des regards noirs ? A ce souvenir, un sourire apparut sur le visage de Shiguré :
-Votre invité a l'air d'être épanoui. Il a de la chance
Shiguré regarda ensuite, en direction de la fenêtre du château. Malgré la distance, il put apercevoir une silhouette se dessiner derrière la fenêtre. Une silhouette d'homme lui semblait il. Cet homme paraissait rêveur.
L'écrivain fronça les sourcils, essayant de voir cet homme plus en détails. Pourtant, ses paupières commencèrent à se fermer. Dans un effort surhumain, il parvint à laisser ses yeux ouverts et à dire, dans le vent :
-Christopher je suis ici. Regardez moi. Ne m'oubliez pas mon amour. Je vous retrouverais même si cela me prend des années
Et, disant cela, Shiguré s'allongea et s'endormit, sur la colline, tout près de l'homme qui faisait battre son c½ur.
Tout près du but

# Posté le vendredi 21 novembre 2008 12:54

L'arrivée d'Alexander Meyer

-Lord Walken, votre invité est arrivé
Christopher soupira. Il n'avait pas envie d'accueillir son invité et pourtant....pourtant il devait se comporter comme un hôte respectueux :
-Bien j'arrive tout de suite. Qu'il entre et qu'il patiente
-Bien Mylord
Toujours accoudé à la fenêtre, Christopher continuait d'espérer, même si son espoir s'amoindrissait avec le temps. En effet, cela faisait maintenant bien longtemps que Shiguré n'avait pas donné de nouvelles.
Cela faisait bien longtemps....trop longtemps pour Christopher car, même s'il était habitué à attendre, cette attente devenait insupportable. Alors, il ouvrit la fenêtre, respirant à pleins poumons, comme s'il voulait se redonner le courage de croire, de nouveau, à cet espoir insensé :
-Je suis certain que nous nous retrouverons. C'est une évidence
Soudain, son regard fixa quelque chose de suspect, qui sortait de l'ordinaire. Christopher fronça les sourcils, mais n'arriva pas a distinguer de quoi il s'agissait exactement.
Soupirant de résignation, il se tourna vers la porte et l'ouvrit péniblement, comme si le fait d'accueillir son invité constituait un supplice, pour lui. En plus, qui était son invité déjà ? Ah oui, un journaliste, fasciné par les écrits de Shiguré et qui espérait trouver des informations pour ses recherches. C'est pour cela que Christopher l'avait invité en sa demeure.
Pourtant, en cet instant, il regrettait amèrement son geste. Pourquoi avoir invité ce jeune homme alors que Shiguré lui manquait atrocement ? Comment s'appelait il ? Meyer. Alexander Meyer.
Un léger sourire passa alors, sur le visage de Christopher, qui murmura, pour lui-même :
-Ainsi donc vous continuez a me hanter. Qu'en donc cesserez vous de me pourchasser comme cela ? Souhaitez vous donc me rendre fou ?
Car, en effet, l'absence de Shiguré semblait prendre un réel plaisir à le harceler, en le pourchassant et en le hantant, sans lui laisser, le moindre répits. Le jour était atroce à vivre, mais c'était bien la nuit qui était le moment, le plus insupportable. A présent, l'arrivée de ce journaliste n'allait pas arranger les choses. Bien au contraire, cela risquerait de les empirer.
En effet, il ne manquerait pas de lui demander des informations, sur l'écrivain et, sans doute, lui poserait il des question auxquelles il sera incapable de répondre, tellement son c½ur se brisait, à chaque fois que quelqu'un prononçait son nom.
En bas, un bruit de pas se fit entendre. Un bruit de pas impatient, comme si quelqu'un en avait assez d'attendre. Un léger sourire naquit sur les lèvres de Christopher, dont une des mains s'était posée sur la rambarde de l'escalier.
Ses yeux fixèrent donc, le bas de l'escalier et son regard dévisagea, discrètement, son invité qui, comme il le pensait, piaffait d'impatience en regardant, fréquemment, sa montre.
Le jeune homme avait de légers cheveux argentés et portait de fines lunettes. Il portait également, un petit calepin de notes, qui dépassait de sa poche et semblait, extrêmement fasciné, par la demeure.
Souriant toujours, Christopher descendit, lentement les escaliers. Arrivé en bas, il demanda :
-Mr Alexander Meyer je suppose ? Enchanté de vous connaître. Je me nomme Christopher Walken et serais votre hôte durant votre séjour dans ses murs qui vous sera, je l'espère, fort agréable
Christopher serra, solennellement, la main du jeune homme en annonçant :
-Je vous souhaite la bienvenue dans la demeure des Walken jeune homme
-Je vous remercie Mylord
L'homme sourit et une nouvelle aventure se préparait, au sein de la demeure des Walken.
L'arrivée d'Alexander Meyer

# Posté le samedi 22 novembre 2008 11:07

Nouvel espoir

-Monsieur réveillez vous
-Hmm... ?
Shiguré ouvrit péniblement les yeux. Devant lui se trouvaient un jeune garçon et un homme, qui le regardaient d'un air inquiet :
-Allez vous bien monsieur ? La forêt n'est pas un endroit très sûr pour y passer la nuit. Vous avez de la chance d'être toujours en vie
Shiguré se redressa lentement et s'assit. Il se leva ensuite et son regard dévisagea, un instant, les deux hommes. Ses yeux étaient rougis par la fatigue. Il voulu se déplacer, mais, envahi par une soudaine faiblesse, il s'écroula.
L'homme s'avança pour le soutenir. Il remarqua alors son teint très pâle et lui demanda :
-Vous êtes certain que ça va monsieur ? Vous me paraissez être bien pâle
-Oui je vous assure ce...ce n'est rien juste...juste un peu de fa...fatigue
-Puis je me permettre de vous inviter chez moi ?
Shiguré n'eut pas la force de se désister, ni de refuser. Lentement alors, comme une marionnette usée, il suivit le jeune homme et le garçon. Il descendit la colline avec un petit pincement au c½ur et le sentiment que tous ses efforts pour retrouver Christopher avaient été vains.
La demeure des Walken s'éloignait petit à petit et, au fur et à mesure qu'il marchait, Shiguré sentit sa motivation diminuer. Il ne parlait pas, se contentant de suivre, comme un stupide mouton, ses compagnons qui lui jetaient des regards fréquents, comme s'ils s'inquiétaient de sa santé.
Une fois arrivé dans d'une immense demeure, l'homme annonça :
-Nous voici arrivés. Pourtant ces terres ne nous appartiennent pas. Elles appartiennent à Lord Christopher Walken qui a eu la bonté de nous les louer
-Lord Christopher Walken dites vous ?
A ce nom, un sourire joyeux éclaira le visage triste de Shiguré et ce sourire décontenança ses compagnons, qui ne comprenaient pas la raison d'un tel sourire mais qui en furent cependant, très ravis. Il leur demanda alors :
-Puis je envoyer une lettre à Lord Walken. Je suis un de ses amis et j'aimerais lui donner de mes nouvelles ?
-Bien sûr je vous en prie
L'homme montra donc son bureau à Shiguré et celui-ci en profita pour écrire une lettre qui disait :

Très cher ami,

Veuillez m'excuser pour ce manque de nouvelles, mais il m'est arrivé une mésaventure, qui serait trop longue à expliquer dans cette lettre. J'aurais bien aimé vous offrir un quelconque souvenir de Paris, malheureusement, suite à cette mésaventure justement, je n'aurais pas le plaisir de vous en ramener.
Actuellement, je me trouve dans une demeure splendide, mais non comparable à la votre. Peut être, si le temps me le permet et si je retrouve mes forces, viendrais je vous rendre une petite visite de courtoisie, histoire de vous rassurer sur mon sort et vous dire que, malgré le temps qui m'a séparé de vous, je ne vous ai pas oublié.

En espérant que cette visite vous fasse plaisir

Amicalement,
Shiguré Soma



Une fois sa lettre écrite, Shiguré donna le courrier à l'homme qui la donna, lui-même, à un cavalier, qui partit immédiatement, en direction de la demeure des Walken. De nouveau, un sourire heureux et satisfait apparut sur le visage de Shiguré. Il en oubliait même l'invité chez les Walken.
Il en était certain à présent. A partir de demain, il retrouverait Christopher !
Nouvel espoir

# Posté le mardi 25 novembre 2008 13:44

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 11:36